Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 07:45




Barcelone a gagné trois fois la plus grande des compétitions européennes. A chaque fois, la victoire n'était pas un hasard et était le résultat de la construction d'une équipe homogène, équilibrée, et soudée. Entre 1992 et 1994, l'équipe de Cruyff joue deux finales de Ligue des Champions et en remporte une, en plus des sacres nationaux. Entre 2004 et 2006, celle de Rijkaard remporte le trophée européen et deux championnats. Le nombre de victoires en championnat est moins important pour cette équipe, mais elles ont fait suite à une nette domination tout au long de l'année, alors que l'équipe de Cruyff a, par deux fois, du attendre la dernière journée pour être sacrée, ce qui nuance l'idée de large suprématie nationale. Enfin, en 2009, Guardiola pour sa première saison sur le banc, conduit son équipe à un fabuleux triplé Liga-Copa-Ligue des Champions. Si les trois équipes se rencontraient sur un terrain, laquelle sortirait vainqueur ? S'il semble impossible de répondre à cette question, nous pouvons néanmoins comparer la qualité individuelle des joueurs à chaque poste, et déterminer si une équipe domine l'autre. L'équipe de 2009 étant très proche de celle de 2006, plusieurs joueurs représenteront ces deux périodes en même temps. 





Andoni Zubizarreta Vs. Victor Valdés


 

Zubizarreta a été le gardien de Barcelone pendant plusieurs saisons, portant le brassard notamment en finale de la Ligue des Champions en 1992, Alexanco étant sur le banc des remplaçants. Indiscutable dans les années 90, il a également été le portier de la sélection espagnole, dépassant les 100 capes. Victor Valdés, barré par Iker Casillas, n'a pas eu cette réussite au niveau international mais, à l'instar de Zubizarreta, il a été le titulaire du FC Barcelone pendant plusieurs saisons, et le sera encore sans doute pendant longtemps. Ils ont tous deux dépassé les 300 matchs avec le club catalan. A l'heure actuelle, Zubizarreta est devant Valdés, ce dernier pouvant largement le rattraper sur les dix ans de carrière qu'il a encore à accomplir.

 

Vainqueur : Andoni Zubizarreta







Albert Ferrer Vs. Juliano Belletti Vs. Daniel Alvés


Trois latéraux dans la plus pure tradition barcelonaise : offensifs, vifs, rapides, techniques. Ferrer a marqué son époque, son duo avec Sergi a fait des ravages. Mis de côté par van Gaal, il a dû partir prématurément. Belletti a formé un bon duo avec Giuly. Il jouait davantage sur sa technique que sur son explosivité. Parfois visé pour des centres ratés, il a cependant offert plusieurs passes décisives par ce moyen. Son point fort était qu'il construisait astucieusement sur son couloir, et son heure de gloire fut son but le 17 mai. Quant à Alvés, en une seule saison, il a montré qu'il était peut-être le latéral le plus brillant que le club ait connu. Multipliant les passes décisives, marquant sur coup-franc, défendant avec hargne, il est un meneur de jeu ajouté. Ferrer a une histoire plus conséquente au Barça, mais Alvés est le meilleur.

Vainqueur : Daniel Alvés





 

Miguel Angel Nadal Vs. Carles Puyol

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Nadal est considéré par beaucoup comme le meilleur défenseur espagnol des années 90, avec Hierro. Dur, intransigeant, et fort, Nadal a souvent évolué au milieu du terrain dans le 3-4-3 de van Gaal. En sélection, il a dépassé les 60 apparitions, tout comme Puyol, qui, toujours en activité, devrait largement le dépasser. A Barcelone, Nadal a dépassé les 200 matchs, mais Puyol, qui n'a pas connu d'autres clubs, en a joué le double. Si Nadal pouvait jouer au milieu, Puyol a, quant à lui, la polyvalence lui permettant de jouer sur les deux côtés de la défense en plus de l'axe. Surtout, il dépasse Nadal en termes de leadership. Il est le capitaine du club, là où Nadal n'était "que" le coéquipier des Koeman, Bakero, Zubizarreta, et Guardiola.

 

Vainqueur : Carles Puyol







Alexanko Vs. Oleguer Presas Vs. Gerard Piqué
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Alexanko est certainement l'un des défenseurs les plus emblématiques de Barcelone. Son duo avec Migueli est devenu mythique. Cependant, il a surtout oeuvré dans les années 80, son apport dans la Dream Team de Cruyff n'est donc pas l'essentiel de sa carrière en Catalogne. On se souviendra cependant que c'est lui qui a levé la Coupe à Wembley. Oleguer, de son côté, n'a pas fait l'unanimité. Pourtant, on remarque que durant les trois années qui ont fait le succès de l'équipe de Rijkaard (2004-2005-2006), il a toujours été présent et fut l'un des joueurs les plus utilisés. C'est après cette période que son rendement a baissé. Enfin, Gerard Piqué, quant à lui, n'a pas attendu pour montrer sa valeur. Bénéficiant de la confiance de Guardiola, il a brillé durant sa première saison et gagné sa place de titulaire. Avec Marquez, il a formé un grand duo, Puyol se retrouvant souvent à gauche ou à droite. Alexanko est un plus grand joueur, mais si on compare leur apport dans chaque Dream Team, Piqué passe devant.

Vainqueur : Gerard Piqué






 

Ronald Koeman Vs. Rafael Marquez



Ils sont probablement les deux defenseurs les plus talentueux du club sur ces 15 dernières années. Plus que de simples defenseurs, ils incarnent le talent au poste defensif, la polyvalence chez les arrières. Koeman approche les 200 matchs avec Barcelone, Marquez les a atteint. Au niveau international, Marquez est capitaine et approche les 90 sélections, Koeman les 80. Ce dernier a fait partit de l'équipe championne d'Europe en 1988. Sur le terrain, ils sont tous deux dotés d'une technique très élevée, et d'une grande vision du jeu. Marquez se distingue par ses transversales et son sens de l'anticipation, ainsi que son jeu de tête, Koeman par la lourdeur de sa frappe qui lui a permis d'inscrire plus de 80 buts avec le club catalan, notamment sur coup-franc. Marquez est probablement l'un des defenseurs les plus talentueux de sa génération, même si le manque d'ambition de sa sélection lui fait défaut, mais Koeman est peut-être le defenseur le plus talentueux de l'histoire du football derrière Beckenbauer.

 

Vainqueur : Ronald Koeman





 

Barjuan Sergi Vs. Giovanni van Bronckhorst Vs. Eric Abidal

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Sergi a joué près du double de matchs à Barcelone que van Bronckhorst. Cette statistique s'inverse en sélection, ou van Bronckhorst est encore aujourd'hui titulaire et capitaine. Sergi a le profil du latéral pur, du même style que des joueurs comme Ferrer, Sylvinho, Belletti, ou Alvés, alors que van Bronckhorst est plus "milieu de terrain reconvertit", plus travailleur, du même profil que Gabri, Zambrotta, avec donc moins de vitesse et de spontanéité, mais une très bonne lecture du jeu et un travail important sur le couloir. Sergi a été capitaine après le départ de Guardiola. Il a plus marqué les esprits que van Bronckhorst, qui reste toutefois l'un des meilleures arrières gauches qu'a connu le club. Abidal, lui, représente un style encore différent. Moins technique, moins bon centreur, mais très athlétique, sérieux défensivement, et appliqué tactiquement. Son impact n'est toutefois pas le même que celui de Sergio et 'Gio'.

 

Vainqueur : Barjuan Sergi





 

Pep Guardiola Vs. José Edmilson Vs. Yaya Touré



Un duel déséquilibré à première vue entre Guardiola et Edmilson, Pep étant l'un des joueurs les plus titrés de l'histoire du club, une des personnes les plus emblématiques, et l'un des milieux les plus talentueux, et Edmilson, un joueur blessé durant sa première année, et moins performant lors des deux dernières. Mais, entre temps, il a connu une année faste en 2005-200, où il a offert son meilleur rendement et tenu un rôle clef dans des matchs importants face à Chelsea ou Milan. Le temps d'une saison, il a évolué à un niveau très élevé et a contribué au double sacre Liga-Ligue des Champions. En sélection, leurs statistiques sont semblables, Guardiola ne s'est pas imposé comme en club, et le brésilien n'a pas fait l'unanimité sur une longue durée, mais il était titulaire dans l'équipe de Scolari championne du monde en 2002. Yaya Touré, s'est imposé dès sa première saison, et a confirmé durant la seconde. S'il n'a pas la qualité de Guardiola dans sa lecture du jeu, ses passes, et son charisme, il est cependant meilleur défensivement et plus polyvalent. Mais Pep reste la référence à ce poste.

 

Vainqueur : Pep Guardiola




 

 

Guillermo Amor Vs. Xavi Hernandez


Deux joueurs qui ont marqué leur empreinte sur une longue période. Guillermo Amor est le joueur le plus titré dans l'histoire du club, et l'un des plus capés. Xavi est également l'un des joueurs à avoir joué le plus de matchs au sein du club. Amor n'était pas titulaire lors du sacre de 1992, Xavi ne l'était pas non plus lors de celui de 2006. Néanmoins, Amor était incontournable dans la Dream Team de 1994, et Xavi l'était également avant sa blessure, dans l'équipe championne d'Espagne en 2005. Si les chiffres en club donnent, pour le moment, avantage à Amor, en sélection, Xavi a eu beaucoup plus de réussite, puisqu'il a été sélectionné le double de fois, et a été élu meilleur joueur de l'Euro que l'Espagne a remporté en 2008. En terme de talent, Xavi a davantage fait l'unanimité, sa qualité de passeur et d'organisateur étant plus élevée que celle d'Amor, plus complet mais moins doué.

 

Vainqueur : Xavi





 

José Maria Bakero Vs. Deco Vs. Seydou Keita

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Bakero a été le capitaine de la Dream Team de 1994. Il jouait milieu offensif dans le losange du milieu de terrain, devant Guardiola. Il a joué plus de matchs à Barcelone, étant resté plus longtemps, et était un meilleur buteur. Sur le plan international, Deco compte plus du double de sélections et s'est illustré dans les grandes compétitions (Euro 2004 et Coupe du Monde 2006), manquant de peu le sacre suprême. Si Bakero a été un joueur important à Barcelone, Deco appartient cependant à une autre catégorie de footballeurs, et était un joueur fondamental en compagnie de Ronaldinho alors que Bakero était plus dans l'ombre de Laudrup, Stoïchkov, ou Romario.  Enfin, Keita, lui, ne se sera pas vraiment imposé dans le onze et ira même jusqu'à se faire doubler par Sergio Busquets. Son apport est moindre par rapport à celui de Bakero et Deco. Mais, il n'a effectué qu'une saison pour le moment sous les couleurs du Barça. Sera-t-il la surprise des prochaines saisons ?

 

Vainqueur : Deco






Michael Laudrup Vs. Andrés Iniesta
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Laudrup était doté d'une grande qualité technique, et d'une rare élégance avec le ballon. Il était aussi un très bon passeur. En sélection il a malheureusement manqué l'Euro 92 remporté par ses coéquipiers, suite à un différent avec son sélectionneur. Andrés Iniesta était déjà présent dans l'équipe de Rijkaard, souvent comme joker de luxe, il a explosé dans celle de Guardiola, titulaire indiscutable, et joueur fondamental. Quant à son rendement international, il était déjà présent au mondial 2006, il a fait parti de l'équipe vainqueur de l'Euro 2008, en offrant notamment une grande prestation en demi-finales contre la Russie. Il a l'avantage sur Laudrup d'avoir joué dans deux Dream Team, mais, pour le moment, Laudrup est au dessus, sa fantaisie et son adresse étaient éblouissantes. Mais, vu son âge, son origine, et son talent, le manchego le rattrapera très bientôt.


Vainqueur : Michael Laudrup




Aitor 'Txiki' Begiristain Vs. Ludovic Giuly Vs. Aliaksandr Hleb
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Begiristain a souvent profité du règlement interdisant la présence de plus de trois joueurs étrangers, pour prendre la place de celle de Laudrup (Koeman, Stoïchkov, et Romario, étant les trois étrangers choisis par Cruyff). Joueur électrique, buteur, à l'aise dans les débordements, 'Txiki' travaille encore aujourd'hui pour le Barça. Ludovic Giuly, lui, est arrivé en Catalogne après une grande saison à Monaco. Le français a apporté son style et un profil complémentaire à celui de Eto'o et Ronaldinho, écartant la défense au maximum, embarquant son latéral le plus possible, et laissant des espaces au camerounais. Souvent buteur, notamment à San Siro avant la grande finale du 17 mai, Giuly a laissé un bon souvenir et est très apprécié à Barcelone. Quant à Hleb, justement venu pour reprendre ce rôle de joueur électrique et déséquilibrant, il n'a pas connu la même réussite pour le moment. Il reste en dessous des deux autres. Begiristain est l'élu face à Giuly, car il a joué plus longtemps et a été plus titré.


Vainqueur : Txiki Begiristain



 

Romario Vs. Ronaldinho Vs. Leo Messi

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Absent en 92, Romario signera au Barça l'année suivante et ne perdit pas de temps pour imposer son talent et son sens du but. Ronaldinho a, dès son arrivé, montré qu'il était un joueur hors catégorie. Dribbleur exceptionnel, excellent buteur, passeur génial, très bon tireur de coup-francs, il a été l'un des joueurs frappés par le génie et le talent. L'impact de Ronaldinho à Barcelone a été plus important que celui de Romario, qui reste néanmoins l'un des joueurs les plus doués à être passés par la Catalogne. Ce dernier a gagné le mondial en 1994 avec le Brésil, et Ronaldinho était titulaire dans l'équipe championne du monde en 2002, en ayant un rôle important. Romario est l'un des joueurs importants de la Dream Team de Cruyff, Ronaldinho est LA référence de celle de Rijkaard. Quant à Lionel Messi, il a repris le flambeau après le départ du brésilien : ses accélérations, sa faculté à éliminer son vis à vis dans un périmètre restreint, et son sens du but, en font la star du Barça de Guardiola. Et son but extraordinaire en finale de la Ligue des Champions consolide sa place au panthéon des meilleurs joueurs de l'histoire du club. Trois joueurs exceptionnels, le choix se porte tout de même sur Ronaldinho, référence absolue de la Dream Team 2006, et joueur hors-norme. A noter qu'il était à son apogée à Barcelone, et que Messi vu son jeune âge a tout le temps de le rattraper.

 

Vainqueur : Ronaldinho






Julio Salinas Vs. Henrik Larsson Vs. Thierry Henry


Salinas est l'un des meilleurs attaquants espagnols des années 80-90. 22 fois buteur en 56 sélections, il était titulaire dans l'équipe de Cruyff, avant l'arrivée de Romario. Henrik Larsson, bien que blessé lors de sa première saison, a prouvé son talent lors de la seconde, se montrant efficace à chacune de ses apparitions, voir décisif comme en finale de la Ligue des Champions, où il est double passeur décisif. Thierry Henry a pour sa part bâtit sa réputation en dehors de Barcelone. Meilleur joueur de l'histoire d'Arsenal, champion du monde, d'Europe, sa première saison à Barcelone fut décevante, malgré des statistiques honorables. Sa seconde fut brillante. Complètement intégré au jeu, buteur, passeur, défenseur, Henry a convaincu tout le monde. S'il n'a pas six saisons à Barcelone dans les jambes comme Salinas, il appartient cependant à une autre catégorie de footballeurs.

Vainqueur : Thierry Henry




 

Hristo Stoïchkov Vs. Samuel Eto'o


 

Ce choix de deul semble plus approprié que Romario / Eto'o, dans le sens où Stoïchkov est davantage comparable au camerounais, les deux joueurs étant chacun des attaquants dotés d'une grande envie sur le terrain, d'une volonté d'acier, et d'un caractère bien trempé. Eto'o a marqué plus de buts à Barcelone, Stoïchkov jouant souvent sur le côté après l'arrivée de Romario, et laissant la finition à ce dernier. Mais Stoïchkov a beaucoup marqué les esprits par sa rage de vaincre, bien qu'Eto'o ne soit pas en reste dans ce domaine. En sélection, Eto'o est titulaire depuis plusieurs années, et Stoïchkov a été la star de l'équipe bulgare qui a finit troisième de la Coupe du monde 1994. Il a d'ailleurs obtenu le ballon d'or cette année là.

 

Vainqueur : égalité



Johan Cruyff Vs. Frank Rijkaard Vs. Pep Guardiola



Ils ont chacun des qualités complémentaires. En terme de palmarès, Cruyff est devant, mais c'est celui qui a fait le plus de saisons. Ses deux finales de C1, plus la C2, ses quatre championnats d'Espagne, sa Coupe d'Espagne, et les Supercoupe d'Espagne et d'Europe, plaident en sa faveur. Frank Rijkaard, c'est l'élégance, la modestie, la retenue. Il a remporté deux fois le championnat, la Ligue des Champions, et deux fois la Supercoupe d'Espagne. Remplacé en 2008 par Guardiola, lequel réussira l'exploit de gagner trois titres. Pour l'instant, Cruyff reste le maître, mais si Pep Guardiola décide finalement de faire carrière en tant qu'entraîneur (les rumeurs disaient qu'il ne voulait entraîner que deux ans), il pourrait bien marquer l'histoire et dépasser son père spirituel.

Vainqueur : Johan Cruyff



 

 

L'équipe type 1992-1994-2004-2006-2008-2009

Zubizarreta - Alvés Puyol Koeman Sergi - Xavi Guardiola Deco - Laudrup Ronaldinho - Stoïchkov / Eto'o

Entraîneur : Cruyff

Par 10ansenblaugrana
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 14:28




Après une saison dominée à tous les niveaux par un grand Barça, l'heure est au bilan et à l'analyse des joueurs. Parmi eux, deux canteranos se sont particulièrement illustrés...




"Tout le monde a le droit d’avoir tort sur des principes, mais personne n’a le droit d’avoir tort sur des faits" (Bernard Baruch). Les principes peuvent être exposés avant le début d'une saison. Les faits, c'est à la fin qu'on en discute.

En 38 matchs de championnat, Xavi et Iniesta n'ont été alignés que huit fois ensemble au milieu de terrain, soit une fois sur cinq environ. Toutes compétitions confondues, ils ont évolué dans cette configuration 14 fois en 62 matchs disputés par le Barça, soit environ deux fois tous les neuf matchs. Cette utilisation parcimonieuse de ce duo a deux explications : en début de saison, Thierry Henry ne s'était pas encore imposé, Iniesta a donc souvent été appelé à jouer à son poste dans le couloir gauche. De plus, ce même Iniesta s'est blessé à trois reprises dans la saison. Ces raisons font qu'il serait difficile de dégager une équipe type cette année. Pourtant, il y en a une qui convainc plus que les autres, et qui est aujourd'hui considérée comme la formation type, le onze de départ initial. Cette équipe est formée dans l'entre jeu par le duo Xavi-Iniesta. Les raisons de ce choix, malgré les statistiques peu généreuses concernant l'alignement de ce duo (14 matchs sur 62, pour seulement deux défaites), sont à trouver dans les prestations en Ligue des Champions. Il s'agit de la meilleure tribune pour se mettre en valeur, pour briller aux yeux du monde. Or, dans cette configuration, Barcelone a étrillé Lyon, humilié le Bayern, et battu l'ogre Manchester. En outre, en Liga, le match historique au Bernabeu a été gagné avec ce binôme.






Ceci étant dit, il est donc impossible de ne pas reconnaître la grande performance de l'équipe lorsqu'elle a évolué dans cette configuration. Même si les prestations des hommes de Guardiola sans cette association montrent qu'il ne s'agit pas d'une condition sine qua non de réussite (voir la série de victoires en l'absence d'Iniesta en fin d'année 2008), il est désormais impossible de contester la réussite de ce couple, si performant cette saison. Je tenais absolument à le signaler car je n'y croyais pas du tout il y a un an, après le résultat de la triste saison 2007-2008. Mais ces deux joueurs ont montré toute leur ressource. La victoire du Barça, c'est leur victoire, c'est aussi la victoire de l'Espagne à l'Euro. Oui, c'est la victoire du football, du jeu. C'est le retour aux fondamentaux, la passe simple, la technique de base : contrôle, coup d'oeil, transmission. C'est la victoire des petits contre les grands (aussi symbolisée par le but de Messi contre Manchester), après, pourtant, un début de millénaire qui voyait la tendance contraire s'affirmer. Leur manque d'impact physique a été effacé par leur capacité à faire courir leurs adversaires après les ballons, à les empêcher d'en prendre la possession.

L'erreur, je l'avoue, a été de penser que ce qui n'avait pas fonctionné à un moment donné, ne pourrait nécessairemment pas fonctionner ultérieurement, dans un autre contexte, et avec un autre état d'esprit. Là est toute la maladresse. Mais, comme le sage le dit " j'aime mieux être heureux qu'avoir raison ", et ces deux joueurs, par leur brio, leur talent, et leur association, ont permis à tous les supporters du Barça d'être heureux et de goûter à un bonheur immense. Si les matchs joués sans ce duo montre que le génie de cette équipe dépasse la simple condition de leur association, il est évident que son rendement maximum dépend aujourd'hui de leur union. Non, Xavi et Iniesta ne peuvent pas jouer ensemble. Ils doivent jouer ensemble.

Par 10ansenblaugrana
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 13:42

De Samitier à Ronaldinho, en passant par Kubala ou Cruyff, le FC Barcelone est l'un des clubs à avoir compté dans ses rangs le plus de grands joueurs, qui ont marqué tour à tour l'histoire de ce club. Petit retour sur les meilleurs d'entre eux.

JOSEP SAMITIER

Avec Alcantara et Zamora, Samitier peut être considéré comme l'un des premiers très grands joueurs du FC Barcelone. Surtout, il est sans doute la première véritable "star" du club, en terme d'impact auprès des supporters, et de réel talent sur le terrain. Milieu ou attaquant, Samitier est sans conteste l'un des plus grands joueurs de son époque, toutes équipes confondues. De la même manière que Kubala, Cruyff, ou Ronaldinho, Samitier a été une référence pour une génération barcelonaise et l'emblême de l'équipe.

 

 

 

 

 

 

 JOAN SEGARRA

De la même manière que Guardiola ou Puyol, Joan Segarra a été dans les années 50 l'exemple de professionalisme, d'engagement, et de leadership, dans un club gagnant notamment 4 championnats et 5 Coupes. Joueur exemplaire, il évoluait à gauche, tant au milieu qu'en defense. Segarra est un joueur incontournable dans l'histoire du Barça, et l'un des meilleurs représentants d'une génération dorée (Ramallets, Kubala, Suarez, Basora,...).

 

 

 

 

 

 

 

LADISLAO KUBALA

S'il ne devait en rester qu'un, ça serait sans doute lui. Kubala est à Barcelone ce que Di Stefano est au Real : un joueur d'exception, ayant marqué toute une génération par sa supprématie technique sur ses adversaires. Buteur, passeur, rapide, intelligent, il est l'un des footballeurs offensifs les plus complets ayant éxisté. Que ce soit en tant que milieu, ou qu'attaquant, Kubala fait parti des joueurs qui resteront à jamais comme ayant été les plus importants pour l'évolution du club. Son souvenir, même après 50 ans, est intact en Catalogne.

 

 

 

 

 

 

 

LUIS SUAREZ

S'il a davantage marqué les esprits à l'Inter qu'au Barça, c'est bien en tant que barcelonais que Suarez est devenu le premier espagnol a gagné un ballon d'or. Technicien extraordinaire, il a petit à petit pris la relève de Kubala en tant que référence de l'équipe. Au poste de milieu offensif, il a démontré des qualités hors-norme et reste à ce jour, l'un des meilleurs joueurs, intrinsèquement, à avoir joué en Catalogne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MIGUELI

Attention, légende ! Migueli est tout simplement le joueur qui a porté le plus de fois le maillot du FC Barcelone. De 1973 à 1989, il a porté 664 fois la tunique Blaugrana. Joueur très dur, intraitable, sa longévité lui a permis de rester dans les esprits des supporters, et il est aujourd'hui impensable de ne pas le mentionner au moment de citer les joueurs ayant le plus marqué l'histoire du club. Avec Alexanco, Migueli a formé l'une des plus belles charnières centrales de l'histoire du Barça.

 

 

 

 

 

 

JOHAN CRUYFF

Cruyff...Si certains joueurs ne peuvent être considérés comme des légendes que dans le simple cadre du club, Cruyfff, quant à lui, est une légende pour le football tout entier. Ses exploits à l'Ajax et en sélection néerlandaise ont fait de lui l'un des joueurs les plus respectés de l'histoire du football. A Barcelone il n'a gagné qu'un championnat et une Coupe, et il n'est resté que cinq ans. Pourtant, il est peut-être la personnalité la plus importante de l'histoire du Barça, si on combine son apport en tant que joueur (il a été le symbole du retour du beau jeu), et qu'entraîneur. depuis les années 70, il a toujours eu une influence directe sur le club, quel que soit sa fonction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BERND SCHUSTER

Sur les huit années passées Barça, toutes n'ont pas été positives. Pourtant, il peut être considéré comme le joueur le plus important des années 80 au club, Maradona n'étant resté que deux ans. Milieu offensif et véritable cerveau, Schuster a atteint un niveau de jeu extraordinaire qui le place comme l'un des meilleurs joueurs allemands de l'histoire du football. Avec une personnalité assez controversée, Schuster ne faisait pas l'unanimité tant auprès de la direction, que de ses partenaires. Pourtant, il est l'un des joueurs les plus remarquables de l'histoire du club.

 

 

 

 

 

 

 

DIEGO MARADONA

Considéré par beaucoup comme le footballeur le plus talentueux de l'histoire du foot, Maradona n'est resté que deux saisons à Barcelone, dont une gâchée par une hépathite le tenant longtemps éloigné des terrains. Malgré tout, son talent, ses chevauchées, ses nombreux buts, font de lui l'un des joueurs les plus mémorables du club. Un talent qu'il a ensuite exploité à Naples, au plus grand malheur des supporters catalans.

 

 

 

 

 

 

RONALD KOEMAN

Probablement le defenseur le plus talentueux de l'histoire du club. Ses plus de 80 buts marqués en disent long sur la polyvalence de ce defenseur qui, en plus d'être un leader dans sa zone, était un joueur doté d'une remarquable technique individuelle, d'une force imposant le respect, d'une frappe de balle sensationnelle, et, en outre, il peut être considéré comme l'un des plus grands tireurs de coup-franc de l'histoire du football. Qualité qui lui a d'ailleurs permis de marqué le but de la victoire en finale de la Ligue des Champions, en 1992 à Wembley.

 

 

 

 

MICHAEL LAUDRUP

Pour beaucoup, Laudrup est le vrai moteur de la Dream Team de Cruyff, plus important que des joueurs comme Bakero, Guardiola, Koeman, ou Stoïchkov. Si son parcours ne s'est pas très bien terminé (Cruyff l'avait placé sur le banc en 1994, il n'était plus dans l'équipe type arrivant jusqu'en finale de la Ligue des Champions), il a pourtant démontré pendant des années qu'il était un joueur sortant de l'ordinaire. D'une élégance hors norme, il portait le ballon avec grâce, et pouvait réaliser des passes impossibles pour les attaquants. Il était également à l'aise face au but. Laudrup est incontestablement l'un des meilleurs joueurs à avoir évolué du côté du Camp Nou. Ses dribbles, ses inspirations, sont encore dans la mémoire des supporters déjà présents à l'époque.

 

 

 

 

 

 

JOSEP GUARDIOLA

Guardiola est sans doute la meilleure incarnation, le meilleur exemple, de ce qu'est le FC Barcelone, tant par son style de jeu, que par son état d'esprit. Lancé par Cruyff, Guardiola a évolué au Barça dans un poste qu'il a "inventé". Placé devant la defense, d'abord avec le numéro 3, puis le "4" après le départ de Koeman, Guardiola ne jouait pourtant pas comme un milieu defensif. Véritable meneur de jeu, malgré son positionnement en retrait, il était le premier créateur de l'équipe. Sa vision du jeu, ses passes verticales, ses transversales, la connexion qu'il a facilement établi avec tous les attaquants ayant joué avec lui (notamment Romario et Ronaldo), ont fait rêver des milliers de supporters. En plus de ses qualités de footballeur, Guardiola s'est ransformé en leader. Devenu capitaine, et homme fort du vestiaire, il était capable de remotiver tout un groupe. Emblême du club, il est ensuite naturellement devenu entraîneur. Un joueur à part dans l'histoire du club.

 

 

 

 

 

 

HRISTO STOÏCHKOV

Joueur caractériel, Stoïchkov était surtout un attaquant exceptionnel, adroit, vif, buteur, qualités qui lui ont permis de gagner le ballon d'or en 1994. Il est probablement le meilleur joueur bulgare de l'histoire du football. A Barcelone, il a marqué tout une époque, celle de la Dream Team, et est encore aujourd'hui l'un des joueurs les plus appréciés de l'histoire du club, tant pour son engagement, sa volonté, que par ses qualités de footballeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

ROMARIO ET RONALDO

L'un comme l'autre, n'ont pas eu besoin de rester longtemps au club pour marquer les esprits. La saison 93-94 de Romario, et la saison 96-97 de Ronaldo, restent encore dans toutes les mémoires. Véritables machines à marquer, et techniciens extraordinaires, ils n'ont peut-être pas la même place dans l'histoire du club que des joueurs restés plus longtemps, mais de part leur talent, ils restent des joueurs à ne pas oublier, même si leur impact ne s'est pas étendu sur la durée. Qui a oublié la virgule de Romario ? Qui a oublié le but de Ronaldo à Compostelle ?

 

 

 

 

 

LUIS FIGO

Il est difficile de trouver dans l'histoire du club, un joueur ayant plus marqué ce poste d'ailier, que ne l'a fait Luis Figo. Sur le côté droit, il a laissé des souvenirs impérissables. Ses dribbles chaloupés, ses débordements, ses centres, ses nombreuses passes décisives, ont fait chavirer le Nou Camp. Meilleur joueur de la Liga à la fin des années 90, Figo avait cependant les qualités pour être plus qu'un ailier basique. Sa technique individuelle, son intelligence, sa vision du jeu, ont fait de lui un joueur offensif à multiples facettes. Meneur de jeu, créateur, voir buteur, il était en plus un des leaders du groupe, et vice capitaine derrière Guardiola. Malheureusement, alors qu'il était au sommet de sa carrière, il a été contraint de quitter le club, le Real Madrid payant sa clause libératoire, et Joan Gaspart l'obligeant à partir. Un gâchis qui ne fait cependant pas oublier les merveilleuses 5 saisons où il a été l'un des joueurs les plus appréciés par les supporters.

 

 

 

 

 

 

 

LUIS ENRIQUE

Luis Enrique est l'un des joueurs les plus populaires, auprès des supporters, à avoir joué à Barcelone, toute époque confondue. Pourtant, une telle chose n'étant pas acquise, étant donné sa provenance (Real Madrid). Fabio Capello, nouvel entraîneur des Merengues, la saison suivant son départ, était allé jusqu'à dire que Luis Enrique était le meilleur joueur de l'équipe et qu'il ne pouvait pas comprendre comment son club avait pu le laisser partir. Le Barça profita de cette "erreur" du rival pour bénéficier pendant huit saisons de la polyvalence, de la hargne, du talent, et de l'engagement, d'un joueur sortant de l'ordinaire. Latéral droit, latéral gauche, milieu relayeur, milieu offensif, ailier, avant-centre, Luis Enrique a impressionné par ses nombreux buts (109 en tout), sa volonté, son travail dans tous les secteurs de jeu, et il est logiquement devenu capitaine après le départ de Sergi.

 

 

 

 

 

RIVALDO

Dans la lignée des autres "R" brésiliens (Romario, Ronaldo, puis Roanldinho après lui), Rivaldo a été le meilleur joueur du Barça de son époque. Son pied gauche a débloqué moult situations. Diabolique avec le ballon, il pouvait destabiliser n'importe quelle defense, et marquer à tout moment. Parfois individualiste, mais pourtant si efficace dans son style, il était aussi capable de marquer sur coup-franc. Surtout, c'est son côté décisif qui est à retenir. Il a souvent permis à son club de garder le cap et a sauvé de nombreuses fois la mise à ses partenaires. Un crack.

 

 

 

 

 

XAVI

Si en dix ans, il n'a participé activemment, du début à la fin, qu'à un seul titre remporté par le Barça (Liga 2004-2005), il n'en reste pas moins que Xavi est devenu un joueur incontournable de l'histoire du club. Envisagé comme le successeur de Guardiola au début de sa carrière, Xavi a rapidement montré qu'il était un joueur différent, offrant un meilleur rendement, non pas devant la defense, mais plus haut sur le terrain, le plus près possible des attaquants. Doté d'une qualité inouïe dans la transmission du ballon, d'un contrôle de balle exceptionnel, et d'une très bonne vision du jeu, Xavi a atteint dans sa carrière un niveau qui force le respect. Libéré sur le terrain et positionné devant les autres milieux, il a pu offrir son meilleur rendement et faire profiter à ses partenaires de ses qualités innées.

 

 

 

 

 

 CARLES PUYOL

Puyol est l'un des joueurs les plus importants du Barça. Pourtant, peu de personnes envisageaient qu'il devienne une telle icône, tant ses qualités ne sautaient pas aux yeux au début de sa carrière. Pourtant, il s'est bonifié au point de devenir le chef de la defense, et le capitaine respecté, d'une équipe championne d'Espagne et d'Europe. Tout comme Segarra et Guardiola, il a définitivemment inscrit son nom au rang des joueurs les plus emblêmatiques du FC Barcelone.

 

 

 

 

 

 

 

 

RONALDINHO

Arrivé en 2003, Ronaldinho n'a pas tardé à convaincre les supporters. Il l'est l'un des joueurs offensifs à avoir la technique la plus complète au monde : passeur génial (passes en profondeur, transversales, centres), buteur excellent, tireur de coup-franc extraordinaire, vision du jeu exceptionnelle, jeu déséquilibrant, rapide, explosif, Ronaldinho, durant ses trois premières saisons, a illuminé le Nou Camp de joie et d'allégresse. Ses sourires, sa joie de jouer, le fait qu'il arrive à faire coïncider spectacle et efficacité, en font l'un des plus grands joueurs de l'histoire du club, tant sur le plan du talent, que de l'importance dans l'évolution du club.

 

 

DECO

Quand Deco est arrivé en 2004, les interrogations étaient nombreuses. Certes il venait d'être élu meilleur joueur de la Ligue des Champions. Certes, il venait de la gagner, en démontrant une qualité extraordinaire de meneur de jeu. Certes, il venait d'arriver en finale de l'Euro après avoir mis Rui Costa sur le banc. Mais il venait pour remplacer, poste pour poste, Edgar Davids. Les interrogations légitimes quant à sa capacité à relever le défi n'ont pas duré longtemps. Milieu ayant une activité incroyable (joueur récupérant le plus de ballons dans l'équipe, et joueur sur qui est commis le plus de fautes), il s'est aussi illustré comme étant l'un des meilleurs passeurs décisifs de l'histoire du club. Sa qualité dans l'avant dernier geste ont régalé Eto'o, Ronaldinho, ou encore Messi. Surtout, il s'est révélé être un leader et un relais indispensable pour Rijkaard, au moment de réorganiser l'équipe, de replacer ses coéquipiers, et de les recadrer ("il est mes yeux sur le terrain", disait l'entraîneur néerlandais). Le coeur de la Dream Team version Rijkaard.

 

 

 

 

 

 

SAMUEL ETO'O

Savoir que Barcelone hésitait entre lui et Corradi pour se renforcer en 2004 fait frois dans le dos. Que se serait-il passer si l'italien avait été choisi ? Sans doute, l'histoire de Barcelone aurait été différente. Car Eto'o a littéralement éclaboussé son passage à Barcelone de son talent. Joueur infatigable, mobile sur tout le front de l'attaque, exerçant une pression constante sur les defenseurs, buteur hors pair, avec un sens du jeu lui permettant de combiner aussi vite que des joueurs talentueux comme Ronaldinho ou Deco, Eto'o est l'un des attaquants à avoir le plus marqué l'histoire du FC Barcelone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES AUTRES GRANDS JOUEURS :

 

Alcantara est le premier grand buteur Blaugrana. Zamora, malgré son cours passage à Barcelone, est peut-être le gardien le plus talentueux à avoir porté les couleurs de Barcelone, avec le légendaire Ramallets. Basora a impressionné par ses nombreux buts et ses qualités naturelles, tout comme Cesar Rodriguez, inoubliables. Les hongrois Czibor et Kocsis ne sont pas en reste, même si on se rapelle davantage de leur compatriote Kubala. Reixach est l'un des joueurs ayant disputé le plus de matchs sous le maillot catalan. Virevoltant, buteur, passeur, il est l'un des meilleurs joueurs des années 70 du Barça, à l'instar du néerlandais Neeskens, moteur de l'équipe championne d'Europe en 1979. Dans les buts, Urruti puis Zubizarreta peuvent se vanter d'avoir été deux des meilleurs portiers du club, depuis les époques de Zamora et Ramallets. Quant à Amor et Bakero, ils ont complété le milieu 100% espagnol du Barça des années 90, en compagnie de Guardiola. Le premier est le joueur le plus titré de l'histoire du club, le second est le capitaine emblêmatique de la fameuse équipe de 1994. Les latéraux Ferrer et Sergi complètent la colonie espagnole du club à cette époque (en compagnie de Goicoechea et Beguiristain), et, tout comme Amor, ils sont tous deux catalans, et formés au club. La defense centrale a également connu de très bons joueurs espagnols, comme Alexanco, puis Nadal, puis Abelardo. Plus tard, le Barça a bénéficié de l'apport d'une importante colonie de joueurs néerlandais, parmi lesquels Cocu, qui peut se vanter d'avoir été le joueur étranger à avoir joué le plus de matchs au Barça, ou encore Kluivert, et van Bronckhorst. Mais le reste de l'Europe a également été représenté comme avec Larsson et Giuly, respectivemment héros de la finale et de la demi finale de la campagne victorieuse en Ligue des Champions, en 2006, ou avant eux, le roumain Popescu capitaine de l'équipe vainqueur de la Coupe des Coupes en 1997. Au milieu de terrain le club continue de produire des joueurs aussi fins et adroits que De la Peña, ou Iniesta, petits créateurs techniques et passeurs. Quant aux joueurs provenant d'Amérique, ils sont également représentés puisque, outre les nombreux brésiliens, le méxicain Rafael Marquez est probablement l'un des meilleurs defenseurs à avoir joué à barcelone, de part sa force, sa technique, son jeu de passes, de tête, sa polyvalence ; Saviola, achat important de l'ère Gaspart, a également montré de belles choses durant son passage en Catalogne, de nombeux buts. Quant à son compatriote Lionel Messi, il a montré dès ses premières apparitions qu'il était capable de devenir l'un des plus grands joueurs du club, et même le plus grand vu son jeune âge et donc toute sa marge de progression.

 

 

 

 

 

Les joueurs les plus emblêmatiques :  ces joueurs son ceux qui ont le mieux représenté le club, de part leur longévité, leur action en sa faveur, ou leur immense impact auprès des supporters, et sont ainsi entrés dans les annales du FC Barcelone :

 

 

 

 

 

Les meilleurs joueurs : ces joueurs sont ceux qui ont offert le plus haut niveau de jeu. Même s'ils n'ont pas forcement inscrit leur nom sur la durée dans l'histoire du club, ils sont tout simplement les meilleurs footballeurs en termes de qualités, à avoir porté le maillot Blaugrana :

 

 

Par 10ansenblaugrana
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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /Août /2008 19:53



Il y a près de 9 ans, un jeune mais robuste defenseur débutait en Liga, à Valladolid. Agé de 21 ans, on ne peut pas dire qu'il fut un exemple de précocité, quand on sait que des joueurs comme Xavi, Bojan Krkic, ou Andrés Iniesta, ont été lancés bien plus tôt. Pourtant, il conquis Louis van Gaal qui en fit alors un joueur habituel de l'équipe première. Cette année, il entame sa dixième saison en tant que joueur de l'équipe première du FC Barcelone. Retour sur la carrière d'un joueur pas comme les autres.

 

Professionnalisme, fidélité, engagement

En 1999/2000, Puyol fait ses premiers pas en Liga, après trois années passées dans l'équipe B. Bien qu'ayant connu plusieurs postes, c'est à droite de la defense qu'il s'affirme, et c'est à ce même poste qu'il joue régulièrement dans l'équipe première. Bien malin celui qui aurait pu prédire que ce joueur deviendrait un tel mythe, vu ce qu'il avait alors laissé entrevoir. Carles Puyol est, en effet, un joueur limité, c'est le moins que l'on puisse dire. Généreux dans l'effort, combatif, il a cependant beaucoup de lacunes dans son jeu. Techniquement, il souffre de la comparaison avec les autres defenseurs de l'équipe (excepté Bogarde). Volontaire mais pas toujours concentré, il commet plusieurs erreurs, qui rendent sa montée dans l'élite quelque peu controversée. Qu'importe, il a la confiance de van Gaal, qui le titularise notamment lors de la fameuse double confrontation contre Chelsea (3-1 à Stamford Bridge, 5-1 au Nou Camp), la première fois sur le côté droit, la seconde dans une defense à 3 made in Ajax, où il alterne les côtés droit et gauche avec Reiziger. Le départ de van Gaal à l'issue de cette triste saison a de quoi susciter des interrogations quant à son avenir. Prometteur malgré ses prestations mitigées, il reste dans l'équipe première, celle de Serra Ferrer. Entre temps, il dispute les Jeux Olympiques à Sydney, et est en compagnie de Gabri et de Xavi l'un des leaders de la sélection espagnole, alors composée de joueurs aussi talentueux que Capdevila, Marchena (champions d'Europe 2008), Albelda, Tamudo, Angulo, ou Luque. Malheureusement, celle-ci s'incline aux tirs aux buts en finale, face au Cameroun de Samuel Eto'o. La saison 2000-2001 fut pour le moins encourageante. Puyol n'eut qu'à attendre novembre pour connaître sa première sélection internationale avec l'équipe A. Un bon rendement avec en point de mire un grand Clasico où il a écoeuré le néo-madrilène Luis Figo lui permet donc de découvrir les joies des matchs internationaux, même si il ne devient bien sûr pas tout de suite titulaire. Malgré la saison catastrophique de son club, il est élu meilleur jeune joueur de la Liga. Mais si 2000-2001 est l'année de la révélation, 2001-2002 est l'année de l'explosion. Carles Puyol, définitivemment installé dans la defense barcelonaise, devient l'un des patrons de l'équipe malgré son jeune âge. Son abnégation, son professionnalisme, et son niveau de jeu forcent le respect. Il devient même titulaire en équipe d'Espagne, et réalise un très bon mondial 2002. La nouvelle dimension acquise lui permet également de devenir l'un des trois capitaines de l'équipe première du FC Barcelone suite aux départs de Sergi et d'Abelardo. Il devient même le premier capitaine en 2004. Recentré en defense entre temps, il est devenu le coeur de l'équipe, la référence. Il en devient même l'un des meilleurs defenseurs du monde, avec comme apogée le 17 mai 2006, où il devient le second capitaine Blaugrana à soulever la Ligue des Champions.


 Un mythe dans l'histoire du Barça



A aujourd'hui 30 ans, Carles Puyol est une véritable légende pour son club. Et comme si ça ne suffisait pas, il a également écrit la plus belle page du football espagnol en remportant le Championnat d'Europe des nations. Pourtant, le voir réaliser une carrière aussi splendide, et se transformer en symbole n'était pas vraiment gagné d'avance. On peut dire aujourd'hui qu'il s'agit du plus grand defenseur qu'ait connu le FC Barcelone avec Migueli et Koeman. La raison d'une telle réussite s'explique autant par sa qualité de footballeur, que par sa qualité humaine. Depuis toujours, au FC Barcelone, se côtoient les joueurs "faciles", ceux qui bénéficient d'un talent inné, et qui sont en général les plus mis en valeur pour leurs aptitudes naturelles (Maradona, Romario, Ronaldo, Ronaldinho,...), et ceux qui, comme Puyol, demeurent des exemples de générosité, de courage, et d'abnégation. Si au départ, il n'a pas laissé entrevoir cette petite étincelle qui permet de distinguer les futurs grands joueurs, il est pourtant devenu un emblême grâce à son esprit de sacrifice, et, bien entendu, par sa fulgurante progression, car jamais sa témérité à elle seule n'aurait pu faire de lui ce qu'il est aujourd'hui. C'est son niveau de jeu qui l'a installé dans l'équipe, qui en a fait un joueur incontournable, tant de son club que de sa sélection, mais c'est son engagement qui a en a fait une légende vivante. Aujourd'hui, il est plus qu'un joueur, il est une référence, et surtout un exemple. Véritable monstre de proffessionnalisme, il est en plus un leader, successeur des Bakero, Guardiola, et autres Luis Enrique. Son esprit culé en a fait un symbole. Catalan et formé au Barça, il est celui qui incarne le plus les valeurs de travail et de volonté véhiculées par le club.

 

2007-2008, une saison compliquée

Carles Puyol a connu sa période la plus difficile depuis ses débuts. La fin de la saison précédente a été le prélude d'une année compliquée, puisqu'il s'est blessé lors d'un match amical sans intérêt, joué après la fin du championnat. Il n'a pas été présent lors du début de la saison. A son retour, il a bien sûr tout de suite repris sa place, sa légitimité étant suffisante malgré le bon rendement de ses remplaçants (Marquez-Milito). Si ses "débuts" furent satisfaisants, il a montré par la suite une certaine impuissance. Il a pourtant rappelé à quel point il était devenu un bon joueur de ballon, suite à un positionnement côté droit, durant lequel il a prouvé toute son envie, sa fougue, et sa volonté, comme lors de ses premières années à ce même poste. Mais il a aussi rencontré beaucoup de difficultés dans le un contre un. De retour dans l'axe, il n'a pas évolué au même niveau que lors des années précédentes. Souvent dépassé, il a commis beaucoup d'erreurs et son côté rassurant en a pris un mauvais coup.

 

Quel avenir pour Puyol ?

Le nouveau départ pris par le club devrait lui faire le plus grand bien. Malgré sa saison, il bénéficie logiquement de toute la confiance qu'il mérite, tant pour sa présence dans le onze titulaire, que pour son capitanat. Parmi les nombreux defenseurs qui composent l'équipe, il est pour le moment le seul dont la place ne fait face à aucune contestation. Pourtant, cet effectif pléthorique en defense à de quoi ranimer la concurrence et permettre à tout le monde de donner le maximum. Piqué a laissé entrevoir un très bon niveau de jeu et voudra gagner sa place. Marquez a la confiance de l'entraîneur et est sans doute le defenseur le plus talentueux de l'équipe, il offre un profil interessant au niveau de la relance et de la construction du jeu. Caceres est l'un des jeunes defenseurs les plus talentueux de la Liga et aura sans doute un rôle important dans l'équipe, si ce n'est pas cette année, ce sera dans un avenir très proche. Enfin, Gabriel Milito, expérimenté et sûr, reviendra d'ici quelques mois. L'abondance de joueurs doit provoquer une émulation saine, et chacun doit considérer sa place comme non acquise. Même le joueur le plus expérimenté, capitaine, et emblême de tout une région.


Par 10ansenblaugrana
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 17:09




Il y a plus d'un an, j'ai écrit sur l'ancêtre de ce blog un article fort élogieux sur Xavi, dans lequel je déplorais son absence de reconnaissance aux yeux du grand public, plus précisemment en ces termes : "
Patience, Xavi n'est pas encore reconnu à san juste valeur (si seulement il avait pu participer à la campagne victorieuse l'an passé en Champions League...), mais un jour viendra où il faudra bien reconnaître qu'il s'agit là d'un des tous meilleurs joueurs du monde, tout simplement...". Loin de moi la prétention d'avoir précisemment vu juste, mais force est de constater que l'Euro 2008 lui a permis de confirmer ces paroles, puisqu'il a été élu meilleur joueur de la compétition, et a bénéficé d'une reconnaissance que tout le monde attendait depuis maintenant plusieurs années. La question que l'on peut se poser, c'est pourquoi est-ce qu'il a fallu attendre aussi longtemps pour qu'enfin justice soit rendue, et surtout, pourquoi est-ce que ça se produit l'année même où il a connu l'une des saisons les plus difficiles en club tant sur le plan collectif qu'individuel.

 

Le rôle de la sélection

 Une fois encore, nous pouvons dire que le rôle d'une compétition internationale a été primordial pour consacrer un joueur. En 1998, Davor Suker est remplaçant au Real Madrid, mais finit sur le podium du FIFA World Player, grâce à sa coupe du monde. La même année, Zinedine Zidane est surclassé par Ronaldo, tant en club qu'en Coupe du Monde jusqu'à la finale, mais remporte le Ballon d'or grâce à cette même finale. 8 ans plus tard, il connaît une dernière saison compliquée en club, mais clôt en beauté sa carrière en Coupe du Monde, au point d'être classé sur le Podium du FIFA World player. 4 ans auparavant, Ronaldo était élu meilleur joueur du monde et ballon d'or, grâce à sa performance remarquable en Corée et au Japon, et malgré une saison étriquée. L'histoire garde en mémoire les performances momentanées accomplies au plus haut niveau, plutôt que les prestations sur le long terme d'une saison. Logique, bien qu'anormal.

 Xavi, brillant lors des deux premiers et des deux derniers matchs de l'Euro, connaît alors la consécration médiatique en 2008, 4 ans après avoir souffert d'un injustifiable anonymat, malgré un niveau de jeu ayant de quoi faire envie presque n'importe quel milieu de terrain au monde. Sauf qu'à cette période, il n'était pas titulaire en sélection, sélection qui de toute façon n'a brillé que par sa médiocrité sur la scène internationale. Et comme les joueurs pré-cités, cette consécration intervient pourtant à un moment où le joueur ne peut se vanter d'avoir été au plus haut niveau sur une longue durée.

 

Une saison 2007-2008 irrégulière

Les matchs internationaux ont dû être vécus comme une bouffée d'air frais pour Xavi. Véritable moteur de son équipe, il a probablement été le meilleur joueur des qualifications, jusqu'à éclipser Fabregas, pourtant en pleine bourre avec son club. Aragones, confiant quant à ses capacités, lui donne la priorité sur Xabi Alonso. Mais si les rencontres internationales ne font que confirmer son talent (encore et encore), les matchs disputés semaines après semaines en club sont loin d'être aussi réjouissants. Les premiers mois de la saison, Xavi les passe dans son rôle "naturel", celui qui faisait de lui une valeure sûre à ses débuts, mais pas encore un leader technique : un positionnement assez bas, et un rôle de relanceur basique, avec un jeu de passes toujours aussi précis. Discret, c'est le mot qui convient. Le "mode fonctionnaire" selon van Gaal. Quelques rencontres permettent cependant de le voir plus entreprenant, et plus proche du rôle qu'il a commencé à avoir en 2004 (Lyon-Barcelone, Barcelone-Valence, notamment). C'est après la trève que Xavi va connaître son moment le plus délicat. Après sa première partie de saison discrète (conclue par une défaite lors du Clasico où, comme tous les autres, il n'a pas été à la hauteur), il propose son côté le plus sombre, celui d'un joueur sans inspiration, sans hargne, qui se contente de transmettre le ballon au joueur le plus proche. Un petit séjour sur le banc, et une remise en question personnelle ( "Ça m’a réveillé car s’asseoir sur le banc des remplaçants est mal vu. J’ai réalisé que je dois me dépasser. Des fois, tu ne t’en pas rends compte et ton propre jeu te rend insignifiant d’une certaine manière. Ce qu'a voulu m’inculquer l’entraîneur lors des derniers jours est que je dois être plus vertical. Je regarde toujours la passe, mais des fois je ne vois pas la meilleure option. Maintenant, j’essaie de me dépasser, d’être vertical et d’arriver jusqu’à la zone. Ce qui a changé lors de ces derniers matchs, c’est que j’ai tenté de me surpasser davantage, et je l’ai fait."), suffiront pour le voir revenir à un niveau plus déçent. Il propose alors un surprenant retour en force, symbolisé par une étonnante capacité à enchaîner les buts (souvent décisifs !). La critique et la remise en question l'ont rendu meilleur. Son match en Coupe d'Espagne contre Valence est le plus aboutit de la saison : meneur de jeu, il laisse tombé la cape du fonctionnaire pour endosser celle du patron. C'est alors qu'il se rapproche le plus du joueur que l'on a connu à son paroxysme, entre trois et quatre ans plus tôt. La suite de la saison ressemble davantage à la première moitié du championnat, ou pire, à la période de janvier. La "résurrection" s'éteint peu à peu.

 

Des critiques...fondées ou pas ?

 La saison 2007-2008 de Xavi a été décevante, comme celle de 80% des joueurs de l'effectif. La première question qui est posée généralement est "pourquoi ces critiques, alors que jusqu'à présent il y a échappé ?". La réponse la plus logique à donner est que, quand un joueur est contesté, c'est parce qu'il ne propose pas un niveau de jeu conforme à son potentiel. Pourquoi Ronaldinho, ou Deco, ont été critiqués à partir de 2006-2007, alors qu'avant ça, ils étaient irréprochables quasimment ? Parce que leur rendement était alors en dessous de ce qu'ils avaient fait auparavant. Même reponse pour Xavi. En effet, même le pro-Xavi le plus aveugle et le plus extrême(iste) ne pourrait pas nier que son niveau de jeu fut bien en dessous de ce qu'il a déjà montré soit par le passé, soit dans le présent avec son équipe nationale, excepté durant une période d'un mois qui correspond environ à 15% de la saison. Les 85 autres % pèsent bien sûr plus lourds. La nuance qui est rapportée face à ce constat, est qu'il s'agit là d'un joueur qui a besoin que ses partenaires brillent pour être à la hauteur, et que la baisse de niveau des autres joueurs l'a empêché de proposer son meilleur football. Le problème de ce raisonnement est qu'il se mord la queue, puisque, dans l'autre sens, on peut dire que sa baisse de niveau a également pu jouer dans le fait que ses partenaires soient moins brillants, surtout quand on considère qu'il est le meneur de jeu de l'équipe, et que ses compagons dépendent de lui autant, sinon plus, qu'il ne dépend d'eux. Mais au delà du simple niveau de jeu, c'est peut-être son style de jeu qui a été controversé. Effectivemment, si on fait la liste de ce qui a manqué à Barcelone pour gagner, on constate que ça correspond à ce que Xavi ne possède pas : de l'aggrésivité, du punch, de la vitesse, de la "grinta", de la force, et un peu de folie. Son style de jeu tourne au contraire autour de l'élégance, du calme, d'une certaine facilité et nonchalance, de la sobriété. L'impossibilité de proposer autre chose que ces dernières caractéristiques quand l'équipe avait besoin des autres est sans nul doute la raison de sa remise en question.



Xavi, passeur...ou buteur décisif ?

 Quand on pense à Xavi, on pense à l'art de la passe. Après tout, qui peut prétendre être aussi à l'aise que lui dans cet exercice ? Que ce soit sur le jeu long ou le jeu court, il n'a pas son égal en ce qui concerne la précision. Pour ce qui est des buts, il est moins en réussite. 36 réalisations en 421 matchs sous le maillot Blaugrana, soit une moyenne de 0,086 but par match. Il faut toutefois rappeler qu'il a débuté sa carrière à un poste assez bas de pivot organisateur. Au delà de sa simple statistique de buteur, on peut toutefois remarquer que souvent, ses buts ont eu une certaine "valeur" :

Xavi avait marqué un but décisif contre Valladolid en 98-99 qui avait donné la victoire 1-0 et qui avait précédé la remontée spectaculaire du Barça. Ca avait d'ailleurs sauvé le tête de van Gaal. En 2001-2002 il avait maqué lors du Clasico au Nou Camp le but qui avait empêché la défaite (1-1). En 2002-2003 c'est lui qui égalise et qui arrache la prolongation contre la Juventus. En 2003-2004, il marque en fin de match le fameux but de la victoire contre le Real à Bernabeu, sur une louche de Ronaldinho (1-2). En 2004-2005, il décante la situation à Albacete dans un match où le Barça n'arrivait pas à bien jouer, en marquant en fin de match le but de la victoire (1-2). En 2006-2007, il marque sur coup-franc le but égalisateur à Getafe qui permet d'arracher le nul. En 2007-2008, il a marqué le but de la victoire contre La Corogne au Nou Camp (2-1) alors qu'il y avait match nul, il a marqué le but de la victoire contre Osasuna en toute fin de match (1-0), il a égalisé et permis de ramener un point à Séville (1-1), il a marqué le but de l'égalisation dans les dernières minutes contre Valence en Copa (1-1).

Un buteur discret, mais efficace !

 

Quelles perspectives d'avenir ?

Sur la lignée de son bel Euro, Xavi a retrouvé le Barça en signant des prestations de premier ordre. Véritable numéro 10 (poste auquel il aurait sans doute été formé et où il aurait évolué s'il avait connu un autre club que Barcelone, spécialiste du bas positionnement des meneurs de jeu), il a montré les mêmes caractéristiques que lors de son apogée, à savoir une vraie disposition à prendre le jeu à son compte, à demander tous les ballons, à aller de l'avant, et à jouer assez haut sur le terrain. Un visage qui contraste donc avec celui montré lors de la majeure partie de la saison précédente. S'il continue sur cette lancée, il a de quoi devenir le véritable patron technique de l'équipe. Pour cela, il faut faire en sorte qu'il garde ce même positionnement, assez libéré, et pouvant se consacrer à ce qu'il sait le mieux faire. C'est pourquoi une association avec Yaya Touré et Seydou Keita est intéressante : elle permettrait de le laisser plus libre, de jouer quasimment milieu offensif devant un faux double pivot. Avec A.Iniesta à la place d'un des deux africains, il se retrouverait alors avec moins de liberté de mouvements, plus de responsabilités defensives, et ne pourrait probablement pas exprimer tout son football, à moins que ce soit directement A.Iniesta qui reste plus bas, mais à ce moment là, c'est lui qui se verrait bridé. Avec un milieu renforcé à ses côtés, Xavi pourra se vouer à son exercice favori, : recevoir, regarder, analyser, et donner.

Par 10ansenblaugrana
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 17:09



I) Les meilleurs :


1-Yaya Touré

La très bonne surprise de l'année. Venu renforcer un poste qui a posé la problème la saison precedente, l'ivoirien a, dès la présaison, impressionné par sa force et sa précision. Il a confirmé par la suite. Son absence pour blessure en octobre a déséquilibré l'équipe. Et malgré ses problèmes physiques en fin de saison , il a courageusement tenu sa place, au point de continuer à être le meilleur de l'équipe malgré un jeu à l'évidence bridé par la douleur.

2- Lionel Messi

L'argentin a réalisé un début de saison extraordinaire. Buteur, créateur, passeur, il a pallié aux carences des autres joueurs offensifs. Il a cependant été beaucoup plus transparent à l'extérieur qu'au Nou Camp. Il a malheureusement été victime de deux blessures. Si son incroyable talent permet de le mettre en lumière, on attend qu'il l'utilise pour mettre en lumière l'équipe avant tout, alors il sera l'égal de ses predecesseurs (Figo, Ronaldinho,...).


3-Victor Valdés

Il serait interessant de savoir combien de points il a fait gagné à l'équipe cette saison. Malgré des individualtés en defense qui ont souvent été dépassées (Puyol, Zambrotta, Abidal, Thuram, Oleguer,...), il a tenu son rôle avec brio. Il a encore des lacunes et il est très loin d'être parfait, mais il est bon, très bon !


4-Gabriel Milito

Le "maréchal" n'a plus quitté le onze après sa première titularisation. Il a réalisé une première partie de saison impeccable, que ce soit aux côtés de Puyol ou de Marquez. Sa qualité de stoppeur (marquage, anticipation, jeu de tête) est indéniable, malheureusement il a commis quelques erreurs en deuxième moitié de saison qui l'empêchent d'être tout en haut du classement. Vivement son retour de blessure.



II) Les satisfactions :


5-Rafael Marquez :

Après une saison désastreuse, le méxicain avait à coeur de se rattraper. Et nul doute que si les blessures ne l'avaient pas une nouvelle fois poursuivies, il serait bien plus haut dans le classement. Son duo avec Milito a été remarquable de complémentarité et d'efficacité. Il a également dû pallier à l'absence de Touré parti à la Coupe d'Afrique des nations, ce qu'il a très bien fait. Il a été le meilleur barcelonais en janvier, en defense, et toujours à la hauteur le mois suivant, quand il a remplacé l'ivoirien. Très bon rendement mais pas assez de matchs joués pour qu'on se souvienne de sa bonne saison personnelle. On attend de lui plus d'implication et moins de voyages Barcelone / Madrid, et alors nul doute qu'il aura sa place dans l'équipe.


6-Deco :

Son cas est étrangement similaire à celui de Marquez, en touts points. Il sortait aussi d'une saison difficile. Il a d'ailleurs été logiquement relégué sur le banc durant la présaison et le premier match de championnat. Mais il a remis les pendules à l'heure dès son retour dans le onze. Son début de saison a été à la hauteur de ce qu'on était en droit d'attendre de lui. Après une première blessure, il est galement bien revenu en janvier-février. Malheureusement, il s'est une nouvelle fois blessé pour revenir contre Manchester, où il a, le temps de deux matchs, montré sa valeur et la plus-value qu'il amenait à l'équipe. Comme Marquez donc, il a eu un très bon ratio "matchs joués/matchs réussis", mais a été trop souvent absent pour être plus haut dans le classement.



III) Les encouragements :


7-Andrés Iniesta :

Le placer en septième position peut paraître très sévère, surtout qu'en début de saison il a mis Ronaldinho sur le banc en offrant de très bonnes prestations sur l'aile gauche. Mais à y regarder de plus près, il y a de quoi être déçu de son année. Les joueurs de son âge sont censés en effet se bonifier et progresser, pourtant il n'a pas été aussi bon qu'en 2006. Cette année là, que ce soit sur la fin de saison 2005-2006 (notamment la Ligue des Champions), ou sur le début de saison 2006-2007 (où il a relégué Xavi sur le banc), il apportait plus à l'équipe. Cette saison il a eu tendance à porter le ballon trop longtemps, à perdre en altruisme. A essayer de devenir un joueur plus déterminant, il a finalement oublié qu'il était un joueur d'équipe et que cela faisait sa force. Sa seconde partie de saison a été bien plus délicate que première. Redescendu au milieu pour laisser l'aile gauche à Henry, il n'a pas été capable d'imposer sa loi et son duo avec Xavi a été une catastrophe. On attend mieux d'un talent aussi grand.


8-Bojan Krkic :

D'un point strictement objectif, il n'a pas réalisé une "grande" saison, mais le niveau d'éxigence pour un joueur aussi jeune n'est évidemment pas le même que pour les autres. On ne peut donc qu'être satisfait d'une saison aussi encourageante. Ce qu'il a réalisé à son âge, c'est déjà nettement satisfaisant. Malgré des premiers matchs où son déficit physique l'a empêché de vraiment briller, il a par la suite montré un excellent flair de buteur, et une très bonne polyvalence. De bonne augure pour la suite.



IV) Les déceptions :


9-Carles Puyol :

De loin sa saison la plus difficile depuis sa première dans l'équipe, où il était loin de nous avoir fait penser qu'il réussirait une aussi grande carrière. Après avoir laissé entrevoir de très belles choses sur le côté droit en remplacement de Zambrotta, il a montré ses limites à ce poste. Son rendement dans l'axe n'a pas toujours été plus brillant : moins à l'aise dans le un contre un, il a souvent été dépassé. S'il faut reconaître qu'il a quand même été à la hauteur sur beaucoup de matchs, on ne peut pas s'empêcher de penser que sa saison reste tout de même inquiétante.


10-Xavi Hernandez :


Le fait que l'on mette surtout en avant ses performances en février-mars pour le defendre montre bien que l'on a conscience qu'en dehors de cette période, c'était beaucoup moins bien...Car il faut reconnaître que Xavi a traversé la saison comme un fantôme, mais a sauvé son année grâce à une très bonne période de plusieurs matchs où, en plus d'avoir hausser son niveau de jeu, a bénéficé d'une excellente statistique de buteur. De même, son très bon rendement en équipe d'Espagne montre que l'on est en droit d'attendre beaucoup plus que ce qu'il a montré en club. Il a quoi qu'il en soit démontré à l'Euro qu'il avait toujours la possibilité d'évoluer à un très bon niveau, il ne reste plus qu'à souhaiter qu'il en fasse bénéficier le club.



11-Samuel Eto'o :

Absent pour blessure pendant la moitié de la saison, il est revenu le temps de quelques matchs (où il a été globalement convainquant) avant de repartir pour la CAN. Quand il est revenu, il n'était plus le même. Mais malgré un rendement bien en dessous de ce qu'il est capable de montrer, il a continué à marquer beaucoup de buts, ce qui fait que sa saison reste plus convaincante que celle d'Henry, car même si sur le niveau de jeu ils ont tous les deux déçus, le camerounais a gardé d'excellentes satistiques.


12-Eric Abidal :

Son très bon début de saison lui permet d'éviter de finir dans le fin fond du classement. Car ses très bons débuts, où il a pu faire apprécier sa force athlétique, sa puissance, et son énergie, ont vite été effacés par la suite : manque de concentration, qualité technique faible, absence de centre, ou centres manqués,...


13-Thierry Henry :

Pour un joueur qui revenait d'une année de blessures, qui jouait avec un mal de dos, on peut dire que son début de saison en pointe a été relativemment "encourageant", même si beaucoup s'attendaient à bien mieux. Pourtant, une fois rétabli, il n'a pas réussi à elever son niveau de jeu et a justifié son achat. Car malgré de très bons matchs en janvier, la suite de sa saison a été bien decevante. Et ses réactions suite à son mauvais rendement n'ont pas été celles qu'on est en droit d'attendre d'un champion, puisqu'il a souvent essayé de mettre en avant des excuses plus ou moins convainquantes plutôt que de se remettre en question. Ses statistiques de buteur et de passeur décisif sont loin d'être mauvaises, mais on ne peut s'empêcher de rappeler qu'il a commencé à enchaîné les buts quand il n'y avait plus rien à jouer dans la saison et que le championnat était plié.


14-Sylvinho :

Il a su repondre présent quand on a fait appel à lui, c'est à dire pour des matchs supposés moins compliqués. Et pour cause, il ne semble plus avoir le niveau necessaire pour jouer les matchs les plus "difficiles" et son entente avec Ronaldinho, qui pouvait à elle seule justifier sa titularisation, ne lui a pas servi longtemps vu que "Ronnie" a été plus souvent sur le banc ou chez lui que sur le terrain.



V) Les "couacs" :



15-Ronaldinho :

Ses premiers matchs ont été catastrophiques : aucune vitesse, aucune envie, aucune force. Même le mettre dans l'axe ne l'a pas aidé. Mais il a quand même eu une bonne période en février-mars (Celtic, Villarreal, ...), avant de se reblesser et de nous dire adieu definitivemment. C'est une cible très facile, mais il faut lui accorder le fait qu'il a aussi manqué de chance, puisque, quand il a semblé bien revenir une première fois, Rijkaard l'a remis sur le banc, et pour son second bon retour, il s'est blessé...Dommage.


16-Eidur Gudjohnsen :

Il a été meilleur au milieu cette année que l'an passé en attaque. Il a réalisé plusieurs bonnes prestations, mais également d'autres où ses lacunes ont sauté aux yeux. Un joueur "lourd", qui ne sent pas toujours bien les coups, et qui est parfois maladroit. Son recrutement est un échec, car son poste (attaquant de soutient) n'existe pas dans le système de jeu de Barcelone.


17-Lilian Thuram :

Il a bien remplacé Marquez l'an passé. Cette année il aura connu des difficultés. A l'image de Sylvinho, il a bien joué contre les petites équipes et a montré de l'assurance, mais dès que c'est allé un peu plus vite il a été dépassé.


18-Gianluca Zambrotta :

C'est sans doute la plus grosse déception, par rapport au potentiel du joueur et ce qu'il a montré. Du passable au médiocre, il n'a jamais réellement convaincu. En deux ans, le Zambrotta que l'on connaît a joué véritablement deux fois, contre Liverpool au Nou Camp en 2007, et contre Manchester en 2008.


19-Giovani dos Santos :

C'est un joueur qui a montré beaucoup de volonté, de hargne, il n'a pas hésité à defendre. Mais autour de ça, il a surtout montré une qualité technique étrangement médiocre, un jeu stéréotypé, et surout un individualisme qui a rapidement été irritant pour tout le monde.


20-Oleguer Presas :

Il n'a pas beaucoup joué, quand il l'a fait il n'a pratiquement jamais laissé supposer qu'il redeviendrait aussi convainquant qu'en 2004-2006. C'est un joueur relativement sous-estimé par les fans qui le voient sans doute moins bon que ce qu'il est, mais il faut bien reconnaître qu'il n'a rien fait pour les contredire.


21-José Edmilson :

Si on peut le féliciter pour sa prise d'iniative en début de saison devant la presse, dans le jeu il aura fait un seul match satisfaisant, le reste fut soit une catastrophe, soit le banc de touche, soit les tribunes. Dommage, car quand les pépins physiques le laissent tranquille, ce qui est rare chez lui, c'est un très bon footballeur.


José Pinto, Albert Jorquera, et Santiago Ezquerro n'ont pas suffisamment joué pour qu'un commentaire soit pertinent.
Par 10ansenblaugrana
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 15:57

       Que le temps passe vite ! J'étais encore à l'école primaire, que déjà la passion bleue et grenat m'avait touchée en plein coeur (que c'est beau !). Pourquoi ? Encore aujourd'hui je ne le sais pas. Ce qui ne fait pas de doute, c'est que ce n'est pas près de s'arrêter.

Une décennie s'est écoulée depuis que l'éclair barcelonais m'a foudroyé. Une décennie de passion, d'admiration, de bonheur, de larmes de joie, de larmes de tristesse, de colère, de nirvana. Cette équipe m'a fait connaître tous les sentiments possibles (même l'amour, grâce à Oleguer). De van Gaal à Antic, en passant par Serra Ferrer, Reixach et encore van Gaal (il s'accroche !!) puis à Rijkaard, j'ai suivi avec attention chacune des "ères" qu'a connu le Barça depuis 10 ans. Etant trop jeune pour m'interesser de manière poussée au football, je n'avais pu vraiment connaître les glorieuses épopées du Maître Johan Cruyff  ,et dans une moindre mesure, celles de son éphémère successeur Bobby Robson . Qu'importe, je me suis rattrapé depuis.





98/99 fut "ma première saison au club", si on peut dire. Par chance, elle fut l'une des plus belles qu'ait connu l'équipe en terme de jeu. Après une première moitié difficile (éliminée de la Ligue des Champions, et dans le ventre mou en championnat), le Barça va en effet remonter au classement de manière spectaculaire et gagner le titre, sous l'impulsion du futur ballon d'or et meilleur joueur du monde, Rivaldo, et grâce aux retours conjugués de Guardiola et Luis Enrique. Cette équipe sera la même l'année suivante (99/00), elle ne gagnera cependant aucun titre. En 3 ans avec van Gaal, auxquels on peut rajouter 1 an avec Robson, et ainsi parler de "Barça post Cruyff", le club aura remporté 2 ligas, deux coupes d'Espagne, et une Coupe des Coupes. Une équipe gagnante, souvent négligée au profit des Dream Team de Cruyff et de Rijkaard, mais qui pourtant mérite une grande considération, que ce soit pour le jeu produit, le palmarès, ou la qualité des individualités qui n'était pas inférieure à leurs predecesseurs ou successeurs (Rivaldo pour Romario et Ronaldinho, Figo pour Stoïchkov et Messi, Luis Enrique pour Laudrup et Deco, Cocu pour Amor et Xavi, etc...).

 





2000/2001 a été le parcours qui m'a le moins enthousiasmé. Gaspart succéda à Nunez à la présidence. Sur le banc, Serra Ferrer a commencé, Reixach a terminé. Eliminé dès le premier tour de la Ligue des Champions, 4ème en championnat, une defense en pacotille, une attaque portée à bout de bras par un Rivaldo qui n'a jamais autant porté l'étiquette du sauveur que cette année là, et un drame à la fin de l'année : le départ bâclé de Pep Guardiola, âme de l'équipe, certes en difficulté depuis quelques saisons, mais qui méritait toute autre fin.







2001/2002 a été une année plus positive à mes yeux. Si le club a encore finit à la 4ème place, il a cette fois bénéficié d'une très bonne assise défensive (37 buts encaissés en championnat), et est allé jusqu'en demi-finales de la Ligue des Champions, éliminé par le voisin madrilène, futur vainqueur de l'épreuve. Cette saison a été l'avènement des "canteranos" : Puyol a explosé littéralemment, sans doute le joueur le plus satisfaisant de l'équipe, Xavi est devenu titulaire dès le début de saison suite au départ de Guardiola, Gabri était l'un des chouchous de Reixach et a été très utilisé, et Motta malgré son très jeune âge, a fait une arrivée très remarquée en équipe première. Si l'on fut témoin la saison précedente du départ de Pep Guardiola, c'est cette fois Barjuan Sergi, qui avait hérité du brassard, qui fit ses adieux.









2002/2003 fut une saison coupée en deux, comme celle qui allait arrivée ensuite. Van Gaal fut rappelé, son second mandat n'a pas été à la hauteur du premier, et il fut remercié. Trop de buts encaissés, aucun crack devant après le départ de Rivaldo et avant l'arrivée de Ronaldinho (Riquelme était soit disant amené à l'être), si bien que Luis Enrique a trop souvent dû faire la différence seul, aider par Kluivert devant. Quant à Saviola, il a été boudé par le coach, dont la bedaine semblait augmenter en volume au fur et à mesure que son équipe prenait des buts (autant dire qu'elle était devenue énorme). Luis Enrique blessé, Riquelme pas acclimaté, le Barça sombre et Radomir Antic arrive à la rescousse. On ne retiendra rien de positif de la part de "van Gaal le retour", si ce n'est qu'il a fait débuter un joueur qui allait faire parler de lui les années suivantes : Andrés Iniesta. Antic, donc, redresse miraculeusement l'équipe, poursuit dans la lignée de van Gaal en coupe d'Europe (puisque ce dernier, bien que défaillant en Liga, avait fait un sans faute en Ligue des Champions), remet en place ce bon vieux 4-4-2 des familles, avec un positionnement des joueurs moins farfelu et fantaisiste que son predecesseur (Tu es milieu droit ? Et bien tu joueras à droite au milieu, c'est pourtant simple non ?). Il termine à la 6ème place, ce qui a première vu peut sembler plus que decevant, mais qui est pourtant miraculeux vu la position de l'équipe quand il l'a prise en main. Et il est éliminé de la Ligue des Champions par la Juventus de Nedved, futur ballon d'or (ne pleure pas Thierry Henry), en 1/4 de finales.









C'est Franck Rijkaard qui fut désigné pour prendre la relève d'Antic. Si à l'époque j'étais déçu que ce dernier ne poursuive pas au club vu le beau visage qu'il avait donné à l'équipe, la suite des évennements ne pouvait que me faire changer d'avis. Car si les premiers mois de Rijkaard furent difficiles, et s'il fut sur le point d'être limogé (ce que Laporta, nouveau Président et successeur de Gaspart, n'a pas fait, "la meilleure décision de ma carrière de président", comme il le confesse lui même), la seconde partie de saison a été extraordinaire. Symbolisés par l'arrivée d'Edgar Davids, l'osmose et l'équilibre trouvés par l'équipe lui ont permis de finir à la seconde place après une remontée spectaculaire. Finit le 3-4-3 bâtard de van Gaal, finit le 4-4-2 d'Antic, finit le 4-2-3-1 des débuts de Rijkaard, ici on est au Barça et on joue en 4-3-3. Point. Et surtout, on joue avec un joueur particulier devant, un joueur qui fait la différence, un joueur pas comme les autres, un joueur qui manquait la saison précedente suite au départ de Rivaldo, qui lui même avait remplacé Ronaldo dans ce rôle : sous l'ère Rijkaard, ce joueur s'apelle Ronaldinho. La saison s'achève avec plein d'espoir pour l'avenir, et avec les adieux du capitaine Luis Enrique, au Nou Camp face à Santander, et également de son second, Phillip Cocu, victime de la "dénéerlandisation" du club, dont van Bronckhorst sera le seul rescapé.








2004-2005 : quelle belle année ! Si l'équipe n'a pas gagné la Ligue des Champions, (elle attendra encore un an), c'est bien au cours de cette saison qu'elle pratiqua le plus beau jeu, quelle fut la plus enthousiasmante, la plus charmante : les sourires de Ronaldinho, la hargne d'Eto'o, la révélation Deco, la confirmation Xavi, au top de sa carrière et élu meilleur joueur espagnol de la Liga, et un nouveau capitaine, Carles Puyol. Une équipe tellement exceptionnelle et portée vers l'avant, que même un joueur comme Oleguer pouvait avoir sa place en defense et s'en sortir à merveille. La Liga fut bien sûr de retour à Barcelone aux termes de cette saison.









Si 2004-2005 fut l'année des sourires, 2005-2006 a clairement été l'année des larmes ! Mais des larmes de joie bien sûr. Plus sérieuse et moins naïve que l'année précedente, et surtout plus intelligente tactiquement et plus mature, l'équipe remporta à Paris la Ligue des Champions. Moins de largesses defensives, et sans doute un peu moins de prise de risques et de "folie", mais sans doute était-ce indispensable pour remporter la Coupe d'Europe. Et la Liga également, mais était-ce necessaire de le rappeler ?

 






2006-2007 : c'est l'année du conditionnel. L'année où on aurait dû tout écraser, l'année où on aurait dû gagner 6 titres, l'année où on aurait dû être les plus forts, mais ce fut l'année où on a tout raté, l'année qui a confirmé le dicton selon lequel le plus dur n'est pas d'arriver au sommet, mais d'y rester. La blessure d'Eto'o, puis celle de Messi, la baisse de niveau de Ronaldinho, Deco et Marquez, trois hommes forts de l'équipe championne d'Europe, le manque d'appétit peut-être, mais aussi de concentration, de nerfs, font que le Barça ne remporte pas le titre, malgré le même nombre de points que le vainqueur, plus de buts marqués, moins de buts encaissés. C'est la règle. Tout comme c'est la règle d'être éliminé en Ligue des Champions en ayant marqué et encaissé autant de buts que l'adversaire direct (Liverpool). Statistiquement, une saison à oublier.









 

2007-2008 : les 4 fantastiques ! REM devient REHM. Mais on ne vit pas REHM, pas une seule seconde. Ce n'est pas plus mal finalement. Car sur les 4 fantastiques, un fut pathétique, un autre fantômatique, un troisième léthargique, et un seul fantastique, mais seulement par intermittence. En tout cas, ils furent tous les quatre à l'infirmerie à un moment où un autre. Les 4 estropiés ne sauvèrent rien du tout, au contraire. Le reste ne fut pas vraiment mieux, il faut chercher très longtemps pour trouver des satisfactions. Même l'entraîneur, qui semble plus être la victime de son groupe qu'un vrai responsable, est à plaindre plus qu'à accabler. Surtout quand les habituels "irréprochables", les joueurs qui, bien que n'étant pas aussi décisifs que les cracks, sont constamment à la hauteur, tombent eux aussi bien bas (Puyol, Xavi, et dans une moindre mesure Iniesta).

 

10 années très intenses donc. De la gloire à la déchéance, de la rédemption au naufrage, les cycles du Barça sont réguliers. Ce que l'avenir nous réserve, on pourrait presque d'ores et déjà le deviner. Mais le sujet de cet écrit, c'est le passé : un passé riche en émotions, et inoubliable. Si je ne devais retenir qu'une seule période ? C'est difficile à dire, mais je crois que je choisirais la seconde moitié de la saison 2003-2004. Parce que c'est le prélude de quelque chose de grandiose. C'est le début d'une période extraordinaire. C'est le commencement de deux ans et demi inoubliables. Si je ne devais retenir qu'un seul joueur ? C'est encore plus difficile. J'ai pris pour habitude de dire que "mes 4 fantastiques à moi" représentaient ensemble le joueur modèle, le footballeur catalan parfait : la magie et le talent (Rivaldo), la lutte et la polyvalence (Luis Enrique), le coeur et le courage (Puyol), la classe et l'élégance (Xavi). Comme il m'est impossible de choisir entre ces quatre, je mettrai en avant un autre joueur, parce qu'il est peut-être la meilleure symbiose de tout ça : c'est le footballeur idéal, celui que tout entraîneur voudrait avoir dans son équipe. L'intelligence, le talent, la polyvalence, la force, l'abnégation, le leadership : en un seul mot, Phillip Cocu. Quand je pense à ce joueur, je me dis que s'ils pouvaient tous être comme lui sur le terrain, il n'y aurait même plus besoin d'entraîneur. Et il n'y aurait même plus à se soucier du résultat final, tant il serait évident.

Il ne reste plus qu'à espérer que la prochaine décennie soit aussi riche que la précedente...

 

Par 10ansdebarcelonisme
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